Afin de percevoir et analyser ce qui se passe autour de lui, le corps utilise des outils appelés les sens. Ceux-ci, au nombre de 5 lui permettent de se situer et de comprendre son environnement.
| La vue | L'ouïe | L'odorat | Le goût | Le toucher |
La vision
est un processus très complexe qui nécessite la participation
de nombreux éléments des yeux et
du
cerveau. Lorsqu'une personne regarde autour d'elle, les rayons lumineux frappent
et se réfléchissent sur les objets qui l'entourent. Ces rayons
lumineux, qui arrivent généralement en ligne droite, pénètrent
alors dans l'oeil et s'infléchissent lorsqu'ils traversent la courbure
de la cornée. Ce processus est appelé réfraction. Après
cette réfraction, l'entrée de lumière est régulée
grâce à l'iris (partie colorée de l'oeil) et la pupille
(tache noire au coeur de l'iris). Les muscles de l'iris s'adaptent constamment
pour réguler la quantité de lumière à laquelle la
pupille est exposée. La lumière qui est autorisée à
passer à travers la pupille poursuit son chemin et traverse le cristallin,
qui fonctionne comme une lentille d'appareil-photo. Le cristallin de l'oeil
continue d'infléchir les rayons lumineux et les inverse: l'image de l'objet
est projetée à l'envers sur la rétine, qui tapisse le globe
oculaire et contient les cellules sensorielles de la vision. La rétine
est composée de nombreuses cellules sensible à la lumière,
appelées cônes et bâtonnets. Il y a davantage de bâtonnets,
qui ont pour fonction principale la vision en lumière crépusculaire
(lorsqu'il fait sombre). Les cônes contiennent une substance appelée
rhodopsine, responsable de la vision des couleurs
et
des détails. La rétine transforme l'énergie lumineuse en
messages électriques qui sont transmis au cerveau par le nerf optique.

Les sons sont créés par une perturbation dans l'air, appelée
vibration. Pour que vous puissiez entendre la télévision ou votre
voisin, la vibration doit faire un voyage long et complexe dans votre oreille,
jusqu'à votre cerveau.
La partie externe de l' oreille comprend deux parties, le pavillon et le conduit
auditif externe. Le pavillon a une forme spécifique permettant de capter
et canaliser les vibrations vers l'oreille moyenne ou caisse du tympan. Celle-ci
augmente l'intensité des ondes sonores et les transforme en vibrations
mécaniques qui peuvent se transmettre à l'oreille interne. La
force de ces vibrations provoque le mouvement de trois osselets, les 3 plus
petits os du corps, présents dans l'oreille moyenne: le marteau, l'enclume
et l'étrier. Le mouvement du dernier osselet, l'étrier, transmet
les vibrations à travers la fenêtre ovale jusqu'à l'oreille
interne, appelée labyrinthe, car elle comporte plusieurs cavités.
L'oreille interne contient deux liquides, l'endolymphe et la périlymphe.
L'endolymphe contribue au contrôle de l'équilibre, tandis que la
périlymphe est chargée de recevoir les vibrations sonores. Lorsque
les vibrations atteignent la périlymphe, elles provoquent des ondes de
pression correspondant aux ondes sonores. Ces ondes de pression permettent de
communiquer les vibrations à la partie la plus délicate et la
plus interne de l'oreille humaine, la cochlée. L'oreille interne est
située dans un os appelé rocher. Elle a la forme d'un limaçon
et contient de nombreuses cellules réceptrices pourvues de cils microscopiques.
Les ondes mécaniques font bouger les cils, ce qui active la production
d'influx nerveux chargés de transmettre l'information au nerf auditif,
jusqu'au cortex auditif du cerveau. C'est à ce niveau que les vibrations
sont finalement reconnues et perçues comme des sons. Ce long processus
se produit des milliers de fois tous les jours en une fraction de seconde.
Comment
le corps humain peut-il faire la différence entre l'odeur des gâteaux
en train de cuire et l'odeur de brûlé? Autrefois, c'était
un grand mystère pour de nombreux chercheurs. C'est ce type de questions
qui a amené les chercheurs à s'intéresser davantage à
l'origine des odeurs, c'est-à-dire les molécules véhiculées
par l'air. La taille des molécules émises pas les substances odorantes
intervient sur la longueur du trajet qu'elles peuvent accomplir. Les molécules
les plus légères voyagent plus vite. On dit qu'elles sont volatiles.
Lorsqu'elles pénètrent dans le nez, ces molécules vont
atteindre un tissu appelé "membrane olfactive". La membrane
olfactive est une région très petite située au sommet de
la cavité nasale. Cette membrane est composée de tissu jaune-gris
et couverte d'un épais mucus et contient de nombreuses cellules réceptrices.
On suppose que chaque type de cellule réceptrice est sensible aux dimensions
d'une molécule particulière. Dès qu'une molécule
se fixe sur le récepteur qui lui correspond, elle déclenche la
formation d'un influx nerveux. L'influx nerveux chemine jusqu'au cerveau par
l'intermédiaire d'un os très fin appelé lame criblée,
derrière lequel se trouvent les bulbes olfactifs, premier relais avec
le cerveau. Au niveau du cerveau, les influx sont dispersés dans différentes
régions qui analysent et décodent ces influx et permettent la
perception de l'odeur. Les scientifiques ont déterminé que le
cerveau humain peut identifier des milliers d'odeurs différentes. L'odorat
est donc l'une des fonctions les plus remarquables du corps humain.
Comment
pouvons nous goûter les aliments? Ce sens est longtemps demeuré
un mystère. Ce n'est que grâce au microscope que les scientifiques
ont pu examiner l'anatomie de la langue plus en détails. Elle est composée
de nombreuses organes sensoriels, appelées papilles, dispersés
sur sa surface. On regroupe les papilles d'après leur forme: papilles
caliciformes, foliées ou fongiformes. Les bourgeons du goût se
trouvent sur les papilles. Il sont composés de nombreuses cellules, qui
se régénèrent tous les 10 à 14 jours. Ils contiennent
les récepteurs gustatifs permettant de discerner les quatre saveurs fondamentales:
le sucré, l'acide (ou aigre), le salé et l'amer. Les papilles
caliciformes sont regroupées et forment un "V" à l'arrière
de la langue. Elles sont sensibles à l'amer et à l'acide. Les
papilles foliées sont situées sur les bords de la langue, derrière
les papilles caliciformes. Elles sont sensibles à l'acide. Les papilles
fongiformes sont les plus abondantes, elles couvrent la pointe de la langue
et sont sensibles au sucré et au salé. Il convient de remarquer
que la bouche et la gorge contiennent également des cellules sensorielles
qui participent à l'élaboration du goût.
L'anatomie des bourgeons du goût permet de mieux comprendre les mécanismes
du signal gustatif. Certaines cellules fonctionnent comme des récepteurs
sensoriels qui transmettent au cerveau les informations chimiques correspondant
aux caractéristiques gustatives des aliments présents dans la
bouche. Chaque cellule réceptrice a une forme unique, qui répond
à un type de signal chimique donné. Les signaux émis par
les récepteurs gustatifs sont véhiculés principalement
par trois nerfs crâniens. Ils sont transmis jusqu'au système nerveux
central, où des régions du cerveau décodent l'information
chimique et la traduit en sensation gustative. Il importe également de
remarquer que la vue et l'odorat participent également, de façon
indirecte, à l'élaboration du goût.
Le toucher
est probablement le sens le plus indispensable à la survie de l'être
humain. Il nous permet le contact avec l'environnement et fonctionne comme un
système d'alarme naturel. Sans le toucher, il serait impossible de faire
la distinction entre un lieu dangereux et un lieu sûr. Le sens du toucher
est dû à la présence de nombreux récepteurs et corpuscules
situés sous la peau. Chacun d'entre eux a une tâche particulière
et répond à la chaleur, au froid, à la pression ou à
la douleur.
La couche la plus externe de la peau, l'épiderme, contient un réseau
de terminaisons nerveuses libres, chargées de transformer les informations
recueillies par les récepteurs sensoriels en influx nerveux électriques.
Les fibres nerveuses qui véhiculent ces informations rejoignent la moelle
épinière, qui les transmet au cerveau, qui se charge de les analyser
et de les comprendre. Ce sens remarquable qu'est le toucher nous protège
tous les jours des agressions de l'environnement.