La tête dans les étoiles

L'augmentation démographique

L’homme est apparu sur Terre il y a à peu près 4 millions d’années, ce qui est une très courte période en regard (par rapport) à l’âge de notre planète (plus de 5.000 millions d’années) ou du règne des dinosaures (165 millions d’années).
Mais l’homme est une espèce tout à fait particulière. Il a la capacité de s’adapter, d’apprendre et de s’adapter à différents milieux partout sur la planète.
L’espèce humaine s’est donc développée pour le mieux. Mais depuis le 19ème siècle et le début de la fabrication des machines, l’homme a pu se développer de plus en plus et trouver de nouvelles techniques qui améliorent sa vie et son confort et lui permettre de dominer encore plus et de plus en plus son environnement. Par les progrès fulgurants de la médecine, par ses découvertes récentes et son génie, l’homme a pu se multiplier. Au XVe siècle, la population mondiale s’élevait à quelques centaines de millions d’individus. Maintenant, elle est estimée à plus de 6,5 milliards de personnes et cette augmentation va continuer pendant encore plusieurs décennies. C’est l’homme désormais qui dicte sa loi sur la planète en dépit de l’environnement malheureusement.

L’augmentation de la présence humaine entraîne la disparition de plusieurs espèces animales. En Inde par exemple, au début du XXe siècle, on comptait cent millions d’habitants et 30.000 tigres. Désormais il ne reste plus que quelques milliers de tigres pour plus d’un milliard de personnes.
Certains félins, notamment en Afrique, ont besoin de vastes espaces pour vivre, se développer et se reproduire. Mais la réduction de ses grands espaces par l’activité humaine les empêche de vivre correctement et de se développer dans de bonnes conditions. Certaines espèces tentent même à disparaître de la surface de la planète ou seront bientôt menacées par cette extinction.

Tout comme les autres espèces animales, l’homme protège les siens et souhaite se préserver lui-même. C’est pourquoi, il a chassé beaucoup d’animaux ou réputés comme tels. Cette chasse a pris une telle ampleur que beaucoup d’espèces ont disparu ou vont disparaître.
Tout comme les espèces animales, la flore perd aussi jours après jours beaucoup de sa richesse et de sa diversité au profit de l’homme qui défriche et épuise le sol tant qu’il peut.

Cependant, l’homme a commencé à prendre conscience de son emprise sur son environnement et il a créé en 1872 le premier parc ou réserve naturel(le) à Yellowstone aux Etats-Unis. Depuis, plusieurs centaines de parcs ont été créés, certains recouvrant des territoires immenses. Ils permettent de conserver des territoires sauvages intacts ainsi que des espèces animales ou végétales. Mais la création de ces réserves ne représente cependant pas la solution à ce problème de coexistence entre l’homme et l’environnement.

Les villes prennent aujourd’hui des dimensions effrayantes. Les campagnes se vident au bénéfice de mégalopoles sans cesse plus immenses. Ces villes génèrent des déchets et un besoin en énergie qui non seulement détruisent la planète mais l’épuisent au niveau de ses ressources et ces ressources commencent à manquer. Bientôt, le coût de l’accès à l’énergie et aux besoins fondamentaux va devenir si coûteux qu’il sera difficile de se les procurer. Regardez déjà le prix des carburants (par spéculation) et l’augmentation du coût de l’eau, du gaz et de l’électricité.
Ces villes génèrent également une pollution atmosphérique très grande dont les effets sur la couche d’ozone et l’effet de serre ont déjà été abordés.
Qu'elles soient en bord de mer ou éloignées dans les terres les villes sont génératrices de pollutions massives dont une part importante rejoint tôt ou tard le milieu marin. Bien sur, l'urbanisme côtier rend plus facile une pollution marine mais les villes éloignées de l'océan ont leurs responsabilités : elles communiquent avec le monde marin via les rivières et les fleuves, ainsi que l'atmosphère qui transporte de nombreuses pollutions.

Les villes interviennent de manière significative dans le déversement de pétrole dans la mer. On estime à 1,2 de millions de tonnes par an la quantité d'huiles et de pétrole qui rejoignent la mer dans le monde entier dus aux écoulements urbains (cours d'eau, drainages, égouts, rejets industriels) . Une ville de 5 millions d'habitants, seulement par le lessivage de ses routes est susceptible de rejeter à la mer une quantité d'hydrocarbures d'un volume équivalent à celui d'un supertanker. C'est encore 0,3 millions de tonnes qui se retrouvent dans l'atmosphère (échappements de voitures et industries principalement) et finissent par rejoindre la mer portés par les pluies. On estime que 80% du plomb qui se retrouve en mer provient des gaz d'échappement (la plupart des pays n'ont pas d'essence "sans plomb").

Ces rejets urbains et industriels représentent plus de 50% de la totalité des huiles et hydrocarbures qui sont déversés dans la mer chaque année.

Les égouts se déversent dans la mer ! Dans les pays riches, des stations d'épuration ont la charge d'assainir ces déjections qui sont porteuses de nombreux produits néfastes pour l'environnement marin : produits chimiques toxiques, nutriments (phosphates et nitartes) qui favorisent le développement excessif d'algues planctoniques, bactéries et microbes, particules en suspensions… Bien sur, aucun système d'épuration n'est effectif à 100% et de nombreuses villes du monde ne disposent pas de système de traitement des eaux capables de prendre en charge les rejets domestiques et industriels d'une grande agglomération. Rien qu'en Méditerranée, on estime que 60% des eaux usées sont déversées dans la mer sans aucun traitement préalable.

 

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